La productivité de la compréhension
DOI
https://doi.org/10.25267/Pragmalinguistica.2006.i14.08Info
Résumé
Cet article examine la thèse selon laquelle la compréhension sémantique d’un auditeur compétent est productive. Premièrement, on distingue deux sens pour la productivité, faible et fort, et on explique le lien entre productivité forte et compositionalité. Ensuite on examine plusieurs exemples classiques ayant pour fi n de mettre en question le principe de compositionalité en rapport avec la compréhension. Il en surgit une tension : d’un côté, la productivité n’est pas facile à écarter et elle renferme la compositionalité ; de l’autre, les exemples contre la compositionalité de la signifi cation entraîneraient le refus de la productivité. Une fois quelques réactions envisagées face à cette tension, on argumente qu’il est possible de la résoudre en faisant la distinction entre types de compréhension. Dans un bout, un bon interlocuteur doit incorporer connaissance pragmatique dans son traitement sémantique (de manière que sa compréhension ne sera pas sémantiquement compositionnelle) ; dans l’autre, un auditeur casuel, manquant d’information contextuelle, peut toujours obtenir une interprétation de ce qu’il a entendu par des moyens purement compositionnels.
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(c) Tous droits réservés Pragmalingüística 2006

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